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Guide détaillé du Mont Saint-Michel

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Historique :

Au septième siècle, le Mont-St-Michel était, dit-on, entouré d'une immense forêt, appelée Sciscy. Deux anachorètes y avaient établi deux petits oratoires en l'honneur, l'un, de saint Etienne ; l'autre, de saint Symphorien.

Vers l'an 693, un prêtre d'Avranches, nommé Autbert, ayant reçu l'ordre, par une révélation angélique, d'y bâtir un édifice dédié à saint Michel, se mit à l'oeuvre, et, sur le plan qu'une rosée céleste lui avait tracé, il bâtit une crypte, ou demeure souterraine, pouvant contenir cent personnes : on affirme que la petite chapelle du bas du Mont en est le modèle. — Le 17 novembre 695, jour de la dédicace de la crypte, Autbert y établit douze clercs, avec mission de veiller incessamment au service du bienheureux archange.

 

Cet état de choses dura jusqu'en 966, époque où Richard, duc de Normandie, voyant la dissolution de moeurs de ces clercs, demanda au St-Siège et en obtint l'autorisation de fonder un monastère sur le même emplacement.

Géographie :

Au sud (côté de Pontorson),un village monte en amphithéâtre vers l'est. — Il est composé d'une seule rue et de quelques maisons éparses çà et là sur le flanc du rocher, à côté de pans de mur et de cheminées suspendues, tristes restes qu'ont épargnés les flammes de l'incendie. Plus haut, l'architecture s'épanouit de milles couleurs et la lumière se joue dans la sculpture de l'église.

A l'ouest et au nord, ce sont d'énormes blocs de rocher, d'un aspect sauvage et partant fort pittoresque.

A l'est enfin, quelques arbres, formant bosquet ou garenne, reposent et récréent agréablement la vue. Au-dessus de cette masse granitique, qui paraît comme affaissée sous le poids qu'elle supporte, plane et
domine le monument, surmonté d'une haute tour carrée, recouverte elle-même d'un toit tronqué, sur lequel s'agitait naguère encore un télégraphe aérien.

Vu de loin, à 3 km, c'est un magnifique spectacle ; c'est quelque chose de majestueux et presque de surhumain que cet édifice, construit par la main des hommes pourtant, sur la crète d'un rocher, au milieu des grèves dont le religieux silence est périodiquement interrompu, la nuit et le jour, par les flots de la mer.

Description du Mont Saint-Michel "Visite Guidée" :

Vous arrivez sur une petite rue large de trois pieds ou environ, dans laquelle on entre par une voûte, sous l'autel du choeur de l'église. On peut la suivre pour arriver au château ; mais il est plus commode de s'y rendre par l'autre rue, ou en se promenant sur les remparts.

A l'extrémité de ces deux rues et de ces remparts, on trouve des escaliers très raides et très hauts : il faut monter environ quatre cents marches.

La Sélune (fleuve qui coule dans la baie) a récemment occasionné de grands ravages. Cette grève qui se trouve aujourd'hui abaissée de plus de dix pieds, il n'y a pas 5 ans qu'elle était encore de niveau avec l'entrée du Mont et avec le terrain qui est tout là bas, au-delà des talards.
Vous arrivez sur une première entrée. Elle se compose de deux ouvertures : l'une, pour les voitures et les chevaux ; l'autre, plus basse et plus étroite, pour les piétons.

L'entrée principale avait d'abord été fermée par une grille de fer ; plus tard, elle le fut par une porte à bascule : d'où lui vient probablement son nom de Bavolle. Son couronnement n'est plus qu'un massif nu : autrefois, il était orné de deux pinacles en bas-reliefs et portait l'écusson abbatial. A droite, ce mur, aujourd'hui déchiqueté par le temps en espèce de créneaux, et dont le sommet est percé d'embrasures, était autrefois couronné d'un petit toit.

Vous vous trouvez ensuite, dans une première enceinte dite la Place d'armes. — A votre gauche, un peu derrière vous, cette pauvre maison, assise sur le rocher, et dont les fenêtres regardent la grève, c'était le corps-de-garde des bourgeois. — On y fouillait les étrangers, qui étaient obligés en outre d'y déposer leurs armes et leurs bâtons.

La place d'armes s'appèle aussi la Cour-du-Lion, à cause de ce lion en granit que vous voyerez dans le mur, à gauche, posant fièrement sa griffe sur un écusson. La date de 1806 que vous lirez est probablement celle de la translation de ce hardi symbole.

A droite et à gauche, vous verrez au sol, les énormes canons appelés Michelettes, gigantesques tubes de fer rouillés et écaillés, pris sur les Anglais en 1427 : de gros boulets en pierre sont là (il y en a même dans les canons), et attestent que ceux-ci n'étaient pas destinés seulement à la parade.

La deuxième enceinte où vous arriverez, le Boulevart. — L'espace est fort restreint, comme vous l'apperceverez. La majeure partie du terrain s'est couverte de constructions : ce qui fait que, au lieu d'un boulevart, allant du rempart au rocher, on n'a plus qu'un tout petit emplacement où stationnent les voitures.

Au-dessus, à droite et à gauche, sont des jardins. Vous entrerez dans la vieille forteresse par la deuxième porte, dite la Herse, et dont sont encore suspendus les restes de sa barrière de fer. Montez les escaliers et vous arriverez dans les tours.


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